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Épilepsie

Vous sentez que quelque chose ne va pas bien dans votre corps. Vous sentez vos muscles se raidir malgré vous. Vos yeux roulent sous vos paupières et puis soudain, vous perdez complètement le contrôle. Vous entendez des sons étranges, votre corps bouge dans tous les sens, parfois même jusqu’à la convulsion. Vous avez l’impression que cela dure de longues et pénibles minutes, alors que votre entourage vous indique que cela s’est passé en quelques secondes; votre perception du temps est altérée, tellement que vous vous sentez confus après la crise, vous oubliez presque ce qui vient de se passer. Vos proches rapportent que, dans ces moments, vous semblez déconnecté(e), perdu(e) quelque part au fond de vous-même. Parfois même, ils auront peur de vous, peur que vous vous fassiez mal, peur que vous perdiez complètement le contact avec le monde qui vous entoure. Cela vous inquiète… Vous vous dites que si ça arrive à un moment banal comme celui-ci, cela peut arriver n’importe quand. Vous êtes sur vos gardes, vous êtes angoissé(e)…

Votre enfant a peut-être même vécu une crise similaire. Quoi de plus inquiétant que de voir votre enfant perdre le contrôle de son corps et de ses pensées pour quelques secondes. Vous vous imaginez le pire ; vous voulez protéger votre enfant, mais ne savez pas comment. Vous avez besoin d’aide…

Épilepsie en statistiques

Chaque année, il semblerait que plus de 15 000 Canadiens se font donner un diagnostic d’épilepsie. D’autres statistiques décrivent qu’au Canada, plus de 1% de la population souffrirait d’épilepsie (Association québécoise de l’épilepsie, 2016). Les causes sont diverses, et pas toujours facilement identifiables. Par exemple, les crises peuvent survenir de l’enfance, et être apparues à un moment inattendu, sans raison apparente (Weber & Lerche, 2008). De plus, les crises d’épilepsie, principalement celles qui sont accompagnées de convulsions, peuvent apparaître suite à un événement qui aurait perturbé le fonctionnement du cerveau. Par exemple, on fait référence à un traumatisme crânien ou à un accident vasculaire cérébral, etc. (Arboix, García-Eroles, Massons, Oliveres, & Comes, 1997).

L’épilepsie se caractérise par un problème sur le plan de l’activité électrique du cerveau. Lors d’une crise, une brève décharge anormale se présenterait soit à une région spécifique du cerveau (crise partielle), ou de façon généralisée (crise généralisée). On peut mesurer cette décharge grâce à une électroencéphalographie (EEG), qui permet d’obtenir un tracé de l’activité électrique et sera analysée par un neurologue pour détecter la présence de décharges anormales et leur location (Fisher et al., 2005). Les crises partielles entraînent des symptômes en lien avec la région du cerveau qui est atteinte. Si, par exemple, un influx électrique est perturbé au niveau de la région du cerveau qui traite l’information visuelle, il se peut que l’individu en crise épileptique subisse une hallucination visuelle au moment de la crise. Ainsi, le patron de symptômes dépend de la région du cerveau qui est touchée. Généralement, la personne en crise est consciente de sa crise et s’en souvient par la suite. Pour ce qui est des crises généralisées, étendues à l’ensemble du cerveau, on constate un patron de comportement peut-être plus inquiétant. La personne en crise peut avoir une absence épileptique, soit une brève fenêtre de temps dans laquelle la personne perd le contact avec ce qui se passe autour d’elle. Une autre personne pourrait également avoir une crise où les muscles se raidissent et où son corps convulse, ce qui est dangereux dans la mesure où le risque de se blesser est plus élevé (Association québécoise de l’épilepsie, 2016).

Il existe plusieurs types et sous-types de crises d’épilepsie. Pour un bref aperçu : http://www.associationquebecoiseepilepsie.com/quest-ce-que-lepilepsie/

Symptômes de l’épilepsie

L’épilepsie se manifeste sous plusieurs formes. Puisqu’il existe plusieurs types de crises épileptiques, les symptômes peuvent varier grandement entre les individus. À titre indicatif, voici certains symptômes pouvant se produire pendant ou après la crise (Crunelli & Leresche, 2002; Engel, 2001) :

  1. Fourmillements ou sensation de picotement dans les membres
  2. Tension extrême et spontanée d’une partie du corps (ex. : mâchoire, etc.)
  3. Hallucinations visuelles, olfactives, gustatives ou même auditives (ex : voir des formes diffuses, sentir une odeur ou avoir un goût particulier dans la bouche, entendre des sons étranges, etc.)
  4. Émotion inexpliquée (ex. : pousser un cri, se mettre à pleurer, etc.)
  5. Regard fixe (i.e. sans réagir à ce qui se passe autour de vous)
  6. Gestes répétitifs et involontaires (i.e. réflexes qui n’arrivent pas habituellement)
  7. Respiration altérée (i.e. difficulté à maintenir une respiration stable)
  8. Perte de conscience (i.e. peut souvent se produire suite à la crise)

Chez NeuroPotentia, si vous ou votre enfant avez déjà été diagnostiqués d’un trouble de l’épilepsie (i.e. si vous avez eu plusieurs crises par le passé et que vous êtes allé consulter un médecin ou un neurologue), nous pouvons vous offrir des outils. Selon vos besoins, nous pouvons procéder à une évaluation neuropsychologique, mesurer l’activité de votre cerveau à l’aide d’une électroencéphalographie quantitative (EEGQ) pour établir un protocole d’entraînement en neurofeedback ou bien évaluer votre perception et vos émotions quant à vos difficultés durant des séances de psychothérapie.

Ainsi, à la Clinique NeuroPotentia, voici ce que l’on peut vous offrir pour évaluer vos difficultés :

  • Évaluation neuropsychologique (avec ou sans EEGQ) : pour établir les fonctions cognitives les plus affectées par vos crises, pour vous proposer des stratégies pour tenter de les diminuer, ou du moins, être plus en mesure de mieux pouvoir détecter quand vous allez faire une crise afin de mieux vous adapter à votre environnement autour de vous, etc. (Association québécoise des neuropsychologues, 2016)
  • Évaluation EEGQ : Il est très important à savoir que l’épilepsie est avant tout une condition médicale. Si vous avez des doutes ou des inquiétudes vous laissant croire que vous ou votre enfant avez des crises de ce type, nous vous invitons à consulter votre médecin. Dans l’éventualité où vous désirez venir en consultation avec nous, l’évaluation EEGQ permettra d’enregistrer l’activité électrique de votre cerveau, en vue de possiblement entreprendre un entraînement de neurofeedback, reconnu efficace pour l’épilepsie (Sterman & Egner, 2006).
  • Consultation en psychothérapie : puisqu’on sait que les crises répétées peuvent générer de l’anxiété ou toute autre émotion négative, la consultation nous permettra d’évaluer vos difficultés de la vie quotidienne, vos difficultés émotionnelles à gérer vos crises, etc.
  • Approche globale : sachant que différents facteurs peuvent aggraver les symptômes et/ou maintenir vos symptômes, ceux-ci pourront être investigués. Ainsi, nous évaluerons vos habitudes de vie, votre alimentation, vos habitudes de sommeil, etc. (Crespel, Baldy‐Moulinier, & Coubes, 1998).

Suite à l’évaluation, nous pourrons vous proposer un plan d’intervention individualisé en vue d’optimiser votre cerveau et de tenter de réduire vos symptômes, et ce, en collaboration avec le médecin que vous aurez déjà préalablement consulté.

Ce qui peut vous être proposé au plan de l’intervention en optimisation cérébrale ou encore de la réduction de vos symptômes épileptiques :

  • Neurofeedback : l’objectif de cet entraînement cérébral, l’une de nos expertises à la clinique, est d’arriver à mieux optimiser votre cerveau pour diminuer la gravité de vos crises et, idéalement, réduire au maximum la fréquence de celles-ci. Ainsi, l’objectif est de tenter de corriger certaines anormalités au niveau de votre cerveau, en vue d’avoir une influence sur le plan de vos symptômes, et vice-versa. On ne peut pas prétendre que le neurofeedback guérit l’épilepsie, mais il est démontré qu’il peut aider à son traitement (Sterman & Egner, 2006)
  • Habitudes de vie et alimentation : un suivi avec la naturopathe de la clinique pourrait vous être proposé si vous voulez adopter un mode de vie plus sain et constatez avoir des problèmes au niveau de ces sphères. L’idée derrière cela est qu’il est important d’avoir un mode de vie sain pour limiter l’impact de certains symptômes épileptiques sur votre santé.
  • Habitudes de sommeil : nous offrons des séances de coaching et/ou de thérapie en ce qui a trait à vos habitudes de sommeil, de façon à vous donner des conseils sur comment améliorer votre sommeil dans le cas où celui-ci s’avérerait problématique. Puisque les difficultés de sommeil peuvent entraîner un débalancement au niveau de l’activité électrique de votre cerveau, le fait de corriger ces difficultés pourrait avoir un impact positif sur votre santé (Crespel, Baldy‐Moulinier, & Coubes, 1998).

Trucs et astuces pour l’épilepsie

Si votre enfant a des crises, la chose pour vous à faire est de demeurer calme. Il est important de ne pas bouger votre enfant, car ceci pourrait représenter un danger pour lui/elle ou pour vous. Vous devez vous assurer que sa tête ou son corps soit en position inclinée, de façon à ce que les fluides puissent s’évacuer, en cas où la crise entraînerait un reflux, et ainsi empêcher que votre enfant ne s’étouffe.

Si vous avez déjà eu une ou plusieurs crise(s) par le passé, il est important que vous adoptiez de bonnes habitudes de sommeil. Telles qu’il a été dit plus tôt, les difficultés de sommeil peuvent aggraver les crises d’épilepsie. Ainsi, vous devez éviter de vous sur-stimuler avant de dormir. Pour ceci, il est conseillé de limiter l’effort physique intense juste avant l’heure du coucher par exemple.

Références sur l’évaluation et le traitement de l’épilepsie

Arboix, A., García-Eroles, L., Massons, J. B., Oliveres, M., & Comes, E. (1997). Predictive factors of early seizures after acute cerebrovascular disease. Stroke, 28(8), 1590-1594.

Association québécoise de l’épilepsie (2016). Qu’est-ce que l’épilepsie ?. Retrouvé sur http://www.associationquebecoiseepilepsie.com/quest-ce-que-lepilepsie/

Association québécoise des neuropsychologues (2016). Épilepsie. Retrouvé sur https://aqnp.ca/documentation/neurologique/lepilepsie/

Crespel, A., Baldy‐Moulinier, M., & Coubes, P. (1998). The relationship between sleep and epilepsy in frontal and temporal lobe epilepsies: practical and physiopathologic considerations. Epilepsia, 39(2), 150-157.

Crunelli, V., & Leresche, N. (2002). Childhood absence epilepsy: genes, channels, neurons and networks. Nature Reviews Neuroscience, 3(5), 371-382.

Engel, J. (2001). A proposed diagnostic scheme for people with epileptic seizures and with epilepsy: report of the ILAE Task Force on Classification and Terminology. Epilepsia, 42(6), 796-803.

Fisher, R. S., Boas, W. V. E., Blume, W., Elger, C., Genton, P., Lee, P., & Engel, J. (2005). Epileptic seizures and epilepsy: definitions proposed by the International League Against Epilepsy (ILAE) and the International Bureau for Epilepsy (IBE). Epilepsia, 46(4), 470-472.

Sterman, M. B., & Egner, T. (2006). Foundation and practice of neurofeedback for the treatment of epilepsy. Applied psychophysiology and biofeedback, 31(1), 21-35.

Weber, Y. G., & Lerche, H. (2008). Genetic mechanisms in idiopathic epilepsies. Developmental Medicine & Child Neurology, 50(9), 648-654.

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